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4 novembre 2004
Communiqué de presse
L’industrie de
l’assurance : Eliot Spitzer tente-t-il de tuer des fourmis avec une
masse?
Toronto (Ontario) 4 novembre 2004
– Dans un discours prononcé aujourd’hui à Toronto devant le Bureau
d’assurance du Canada et intitulé « Lessons from Enron: Three Years
Later or Eliot Spitzer’s Folly », le sénateur W. David Angus a remis en
question la portée des récentes enquêtes du secrétaire à la Justice de
New York, Eliot Spitzer, concernant l’industrie de l’assurance ainsi que
les méthodes que ce dernier a choisi d’utiliser.
« M.
Spitzer est-il finalement allé trop loin? Ses inquisitions agressives et
publiques dans l’industrie de l’assurance ont-elles dépassé les bornes?
Est-il correct qu’il puisse, par ses allégations et ses poursuites,
faire diminuer de 30 % l’évaluation boursière d’une société, obliger des
entreprises à fermer leurs portes, détruire la réputation de gens
d’affaires respectés, qui étaient jusque-là des piliers de leur
collectivité, et tout ça afin d’identifier quelques mauvais sujets et
mettre fin à quelques cas de pratiques abusives ou illégales? Voilà la
grande question qui appelle un débat public complet. L’industrie de
l’assurance repose sur des assises de confiance et de bonne foi tout ce
qu’il y a de plus sérieux. M. Spitzer a assurément semé le doute dans
l’esprit des actionnaires et cela pourrait être la cause de graves
problèmes pour l’industrie. »
Alors
que le scandale Enron laisse entendre que dans certaines sociétés les
activités et méthodes commerciales n’étaient pas transparentes et, par
conséquent, étaient sujettes à une influence abusive contraire aux
intérêts des actionnaires, le sénateur Angus conclut que l’adoption de
mesures législatives interventionnistes et de règles onéreuses sera
impuissante pour mettre fin aux activités délictuelles des sociétés, en
particulier si leurs dirigeants se livrent à des manœuvres frauduleuses.
Il propose plutôt l’instauration d’une nouvelle culture de transparence
et de divulgation. Autrement, ce sont les actionnaires qui en paieront
le prix.
« Il
faudrait peut-être que les enquêteurs et ceux qui appliquent les lois
adoptent un ensemble de normes modernes et équitables pour guider leurs
activités de manière à mettre à l’abri de représailles peu judicieuses
les nombreuses sociétés productives ayant conscience des responsabilités
sociales et leurs actionnaires. On ne tue pas des fourmis avec une
masse.»
Le
sénateur Angus est vice-président du Comité sénatorial permanent des
banques et du commerce. Il possède une vaste expérience dans tous les
domaines du droit maritime et commercial et du droit des assurances et
est spécialiste des questions de gouvernance d’entreprise au sein des
corporations ouvertes et en ce qui concerne les investisseurs
institutionnels.
Pour de plus amples
renseignements :
Téléphone : 613-947-3193
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