| Présentations | |
Accueil: Présentations: Comités du sénat: Banques et du commerce: Délibérations du comité |
[English] |
| Témoignages du comité sur le
possibilité du fusionnement des banques canadien Banques et du commerce le 20 avril 1999 Témoignages pour la séance du comité sur le site officiel Le sénateur Joyal: Je reviens à la page 3 de votre mémoire, qui porte sur la question de la monnaie commune. Comme vous le savez, notre comité a appris certaines choses lors d'une table ronde le mois dernier. On y a parlé des avantages et des inconvénients ainsi que de l'importance de différentes méthodes. Dans les opinions favorables ou défavorables exprimées à cette occasion, y a-t-il quelque chose qui vous a paru nouveau ou qui vous a incité à réexaminer votre point de vue? M. Thiessen: Non. Je pense que nous avions déjà entendu tous les arguments auparavant. Nous avions déjà pris connaissance des travaux de M. Courchesne et de M. Harris. Nous avions lu aussi certains de ceux de M. Grubel. Non, il n'y avait rien de nouveau dans tout cela. Sénateur, nous avons examiné attentivement ce domaine au fil des ans. C'est une question importante pour le Canada. Le taux de change est une chose importante. Nous avons consacré beaucoup de temps -- plusieurs années -- à nous pencher très attentivement sur ces questions. Lorsqu'on a commencé à parler d'une union monétaire européenne, nous avons cherché attentivement à comparer la situation en Europe et la nôtre. Si ces pays jugeaient une union monétaire attrayante, y avait-il quelque chose dans leur situation dont nous devrions prendre conscience? Y avait-il quelque chose de différent qui faisait qu'une union monétaire était bonne pour eux mais pas pour nous? Nous avons examiné toute cette gamme de questions. Ce n'est pas quelque chose qui nous a pris par surprise. Nous y avons beaucoup réfléchi. Non, je n'ai rien vu de nouveau dans cette discussion. J'ai lu la transcription. M. Jenkins: Sur la base de ma lecture de la transcription et de l'examen de l'expérience acquise au cours de ces dernières années à propos des événements qui se sont produits dans les marchés émergents, je pense que le choix présenté ici n'inclut pas des questions telles que les taux de change fixes. Regardez ce qui s'est passé en Europe au début des années 90 et regardez l'Asie et le Brésil. Les pays qui avaient un taux de change fixe n'ont tout simplement pas pu le maintenir pour diverses raisons. Nous avons observé très attentivement les différentes questions qui ont été discutées à propos des initiatives entreprises en vue d'une union monétaire européenne. M. Thiessen: En fait, les deux options sont, d'une part, un taux de change flottant, et, d'autre part, une union monétaire ou une caisse d'émission; il n'y a pas grand chose entre les deux. Le sénateur Joyal: Vous est-il possible de publier toutes vos réflexions et les études que vous avez réalisées afin que le public ait accès à ces renseignements? Vous avez dit que vous avez consacré beaucoup de temps à y réfléchir. Ne serait-ce pas utile pour la population canadienne, puisque la thèse des partisans de l'autre option est tout à fait disponible et largement diffusée? M. Thiessen: Une bonne partie en a déjà été publiée. Je dois reconnaître que certains éléments, comme c'est généralement le cas en économie, sont plutôt de nature technique. M. David Laidler, de l'Université Western Ontario, travaille avec nous pour un an à titre de conseiller, et il est sur le point de publier, ou l'a déjà fait, un examen complet des régimes de taux de change et de la politique monétaire qui, je pense, couvre toute la question et la couvre plutôt bien. Je dois admettre, sénateur, que, comme cela arrive généralement avec les économistes, ce qu'il dit n'est pas toujours aussi simple et aussi direct qu'on pourrait le souhaiter. M. Jenkins: Nous pourrions certainement mettre des exemplaires du document de travail de M. Laidler à la disposition du public. Il est sorti la semaine dernière. C'est un de ceux qui ne comportent pas d'équations. De ce point de vue, il est tout à fait lisible. Le sénateur Joyal: Pour ce qui est de la politique monétaire, vous avez parlé de ses répercussions régionales avec le sénateur Callbeck. Serait-il juste de dire que, si vous représentiez le Canada au sein de la nouvelle banque interaméricaine ou continentale, appelez la comme vous le voulez, vous auriez peut-être aussi peu d'influence sur les décisions de cette banque en matière de politique monétaire qu'en a le Canada atlantique pour ce qui est de l'établissement de la politique du Canada? M. Thiessen: Non, je ne le pense pas. Il faut tenir compte de toutes les parties du pays, et on en tient compte en fonction de leur poids économique. C'est quelque chose que je pense que nous faisons plutôt bien. De toute évidence, plus le poids économique d'une région est grand, plus elle a d'influence sur les statistiques nationales que nous devons prendre en considération. Je dois toutefois vous dire que je ne peux pas imaginer une banque centrale interaméricaine. Je ne crois pas qu'elle puisse exister. Si on envisage une sorte d'union monétaire, elle consisterait simplement à permettre aux gens d'utiliser le dollar américain en toute indépendance. Le sénateur Joyal: En ce qui concerne le secteur des services financiers, est-il juste de dire que, si le dollar était notre monnaie, d'énormes pressions s'exerceraient sur le secteur financier pour qu'il soit plus ouvert aux intérêts américains qu'à l'heure actuelle avec la limite de 10 p. 100 et la protection que nous assurons à ce secteur? M. Thiessen: Je ne sais pas si cela aurait nécessairement une telle conséquence. Il est intéressant de constater qu'en Europe, par exemple, les fusions visant à mettre les entreprises en mesure de survivre dans la zone d'union monétaire, se produisent à l'intérieur de la France plutôt qu'au niveau international. Je ne sais pas s'il y aura en fin de compte beaucoup de mouvements transfrontaliers. C'est une question difficile. Je ne peux pas facilement vous répondre à ce sujet. |
Voir Aussi: |
| [Top] | |